Que faire en cas d’arnaque sur Internet ?

Les achats en ligne, les rencontres en ligne, la messagerie instantanée, les divertissements à la demande ont facilité notre vie quotidienne. Mais cette révolution numérique a également ouvert la porte à de nouvelles formes de criminalité. L’anonymat relatif offert par Internet a créé un terrain propice aux activités illicites, telles que les vols d’identité, les escroqueries et autres formes de fraude. En France, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) estime les préjudices 150 millions d’euros par an. Quelles sont les escroqueries en ligne les plus courantes ? Que faire en cas d’arnaque sur Internet ? Et comment vous protéger avec CyberGhost VPN ?

Que faire en cas d’arnaque sur Internet ?

Les plateformes à contacter 

Plateforme PHAROS : pour signaler les comportements frauduleux sur Internet

Plateforme THESEE : pour signaler ou de porter plainte suite à une escroquerie sur Internet

Econsumer : pour déposer une plainte en cas d’arnaque au niveau international

Signal conso : pour signaler un litige avec une entreprise (rattaché à la DGCCRF)

Les numéros utiles

0 805 805 817 : pour joindre la plateforme Info Escroqueries au sein du Ministère de l’Intérieur de 9h à 18h30 du lundi au vendredi.
3018 : pour vous assister sur le dépôt de plainte, en particulier pour les cas de cyberharcèlement, tous les jours de 9h à 23h.

116006 : numéro d’aide aux victimes rattaché au Ministère de la Justice 7/7j.

0809 540 550 : pour vous renseigner sur vos droits en tant que consommateur ou tout problème avec une entreprise.

Que faire pour les arnaques sur Internet les plus courantes ?

Phishing

Selon le rapport du site Cybermalveillance, le phishing reste la principale arnaque en ligne en France en 2023 avec près de 1,3 million de consultations sur les pages correspondantes et 50 000 demandes d’assistance sur le site. Le phishing peut prendre la forme d’email, de SMS (Smishing), de QR code (quishing) ou même de publication sur les réseaux sociaux. Dans tous les cas, les messages semblent provenir de sources légitimes (banque, site marchand, administration fiscale …), ils vous invitent à cliquer sur un lien et à saisir vos identifiants, mot de passe ou numéro de carte bancaire. Une fois que vous saisissez vos données, les escrocs peuvent les utiliser pour prendre le contrôle de votre compte.

Que faire en cas de phishing ?

    • Dès que vous avez un doute sur un message, vous pouvez le signaler sur la plateforme PHAROS et auprès de la plateforme concernée. Par exemple, en cas de tentative de phishing et d’arnaque sur Skype, vous pouvez signaler le compte sur Skype.
    • Si le lien redirige vers un site web, vous pouvez signaler le site de phishing sur : https://phishing-initiative.eu/contrib/
    • Si vous avez entré vos données, changez votre mot de passe si l’escroc n’a pas encore pris le contrôle de votre compte. Si vous utilisez le même mot de passe sur tous vos comptes en ligne, il faudra aussi opter pour un mot de passe différent pour chacun de vos comptes.
    • Si l’escroc a pu mettre la main sur vos coordonnées bancaires, faites opposition à votre carte et signalez-le à votre banque.
    • En cas de préjudice, déposez plainte auprès de la police ou la gendarmerie. Vous pouvez également porter plainte sur la plateforme THESEE. 

L’escroquerie au faux conseiller bancaire

Selon le rapport de Cybermalveillance, l’escroquerie au faux conseiller bancaire a augmenté de 78 % en 2023 avec 5 000 demandes d’assistance sur le site. Dans cette forme de phishing ciblée (spear phishing), l’escroc se fait passer pour votre conseiller bancaire à partir des informations obtenues d’un vol de données. 

Et il vous demande votre confirmation pour soi-disant annuler un virement frauduleux. Pour ce faire, il peut procéder de plusieurs manières, soit il vous appelle directement, soit il vous demande de le contacter via un message de validation d’achat. Dans les deux cas, il se prépare avec un stratagème bien rodé pour accentuer la sensation d’urgence de la situation.

Que faire en cas d’escroquerie au faux conseiller bancaire ?

    • La première chose que vous devez faire, c’est informer votre banque et faire opposition à votre carte bancaire pour éviter les transactions frauduleuses.
    • Ensuite, portez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Vous pouvez déposer votre plainte en ligne sur THESEE.

Le piratage de compte 

Le piratage de compte concerne aussi bien les particuliers que les professionnels, ce type d’arnaque sur Internet a augmenté de 22 % en 2023 avec 25 000 demandes d’assistance auprès du site Cybermalveillance (17,1 % des cas). Le piratage fait généralement suite à une attaque de phishing dans laquelle l’escroc a pu obtenir les identifiants d’un compte en ligne (messagerie, réseaux sociaux, banque, opérateurs téléphoniques ou administration, notamment la CAF, la CPF ou l’Ameli).

Que faire en cas de piratage ?

    • Informez la plateforme concernée et suivez les démarches en cas de piratage : la plupart des plateformes en ligne ont une page dédiée au piratage.
    • Si vous arrivez à accéder à votre compte, changez le mot de passe, activez l’authentification à double facteur lorsque c’est possible et mettez à jour vos informations de récupération de compte.
    • Déconnectez tous les appareils inconnus de votre compte.
    • Prévenez vos contacts. 

L’arnaque au faux support technique

Vous avez sûrement déjà entendu parler de ce type d’arnaque qui a sévi au début des années 2020 avec le message “Votre ordinateur est bloqué pour des raisons de sécurité, veuillez contacter le support technique pour vous aider”. L’escroc vous faisait payer une somme pour effectuer une réparation factice sur votre machine. 

Aujourd’hui, l’escroquerie a évolué puisque le pirate ne se contente plus d’une somme, il essaie de mettre la main sur votre compte bancaire en vous faisant approuver des virements frauduleux. Cette arnaque est la troisième la plus répandue en France avec 9,6 % des demandes d’aide auprès du site Cybermalveillance.

Que faire en cas d’arnaque au faux support technique ?

Si vous êtes victimes d’une arnaque au faux support technique, ne paniquez pas et suivez ces étapes :

    • Ne contactez pas le numéro indiqué.
    • Prenez un screenshot de votre écran comme preuve.
    • Forcez le redémarrage de votre ordinateur : éteignez-le, puis rallumez-le, normalement la page devrait disparaître.
    • Supprimez les cookies et les caches et effectuez une analyse antivirus.
    • Changez vos mots de passe.
    • Déposez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie en cas de préjudice. 

Les virus et programmes malveillants

Les malwares restent une menace importante en France avec 5,5 % de demandes d’assistance sur Cybermalveillance, soit une augmentation de 67 % par rapport à 2022. La raison de cette augmentation est l’accessibilité des logiciels d’espionnage sur les plateformes spécialisées, pour seulement une dizaine d’euros. Les malwares peuvent également se nicher dans les applications pour éviter d’être détectés lors du téléchargement. 

Ces logiciels peuvent voler les informations sensibles incluant vos identifiants et vos coordonnées bancaires ou prendre le contrôle de l’appareil. Ils sont plus répandus sur les téléphones portables qui sont souvent moins protégés que l’ordinateur. 

Que faire si votre appareil est infecté ?

    • Coupez la connexion à Internet sur votre machine,
    • Effectuez une analyse antivirus,
    • Changez vos mots de passe,
    • Si les symptômes du virus persistent, restaurez votre machine ou réinitialisez votre appareil en dernier recours. 

La violation de données

C’est la cinquième menace la plus importante en France avec 5,2 % de demandes d’assistance chez les particuliers. Les cybercriminels profitent d’une brèche de sécurité pour récupérer les données personnelles des utilisateurs d’un site. Ils revendent ensuite ces données ou les exploitent. Pas plus tard qu’en février dernier, Viamedis et Almerys, deux opérateurs gérant les mutuelles de 33 millions de Français, ont été victime de violation de données. Les pirates ont pu recueillir le nom et le numéro de sécurité sociale des assurés.

Que faire en cas de violation de données ?

Si une plateforme que vous utilisez est victime de violation de données, voici ce que vous devez faire :

    • Changez vos mots de passe,
    • Prévenez votre banque si les coordonnées bancaires font partie des données divulguées,
    • Si vous remarquez que de faux comptes utilisant vos données ont été créés, signalez-les auprès de la plateforme concernée,
    • Vous pouvez demander une suppression des données personnelles sur les moteurs de recherche comme Google, Bing ou encore Qwant. Si après votre démarche, vos données sur ces moteurs sont toujours disponibles, vous pouvez déposer plainte auprès de la CNIL.

Vos données personnelles sont précieuses, protégez-les avec un VPN pour les rendre illisibles par les tiers, même en cas de brèche de sécurité.

L’arnaque à la romance

Dans une arnaque à la romance ou arnaque sur sites de rencontres, l’escroc cible particulièrement les personnes vulnérables et se fait passer pour une personne intéressée. Il séduit la victime en lui faisant croire que leur histoire est réelle et va même jusqu’à lui demander sa main. 

Lorsqu’il a sa confiance, il lui demande de l’argent prétextant un accident, une urgence ou même un voyage pour la rencontrer. Il peut même inciter la victime à faire des placements financiers frauduleux en commençant par de petites sommes, puis en augmentant le montant au fur et à mesure.

Que faire en cas d’arnaque à la romance ?

    • Coupez toute communication avec votre interlocuteur,
    • Enregistrez toutes les preuves,
    • Signalez le profil sur la plateforme concernée,
    • Portez plainte auprès de la police ou de la gendarmerie, vous pouvez le faire en ligne sur la plateforme THESEE. 

Les faux sites e-commerce

Les escrocs peuvent profiter de la période estivale ou les périodes de promotion (black Friday, cybermonday, soldes d’été) pour vous attirer vers de faux sites avec des offres alléchantes, via les réseaux sociaux ou via des plateformes comme Etsy ou Aliexpress. La plupart du temps, ces sites ressemblent aux sites e-commerce légitimes pour tromper les utilisateurs, même un œil averti pourrait tomber dans le piège. L’objectif principal est de voler vos informations de paiement.

Que faire si vous êtes victime d’un faux site e-commerce ?

    • Signalez le site sur Google et sur la plateforme concernée. Par exemple, si vous êtes victime d’une arnaque Etsy, la plateforme possède une page dédiée aux signalements.
    • Faites opposition à votre carte bancaire auprès de votre banque et suivez les démarches pour obtenir un cashback.
    • Portez plainte auprès du commissariat ou directement sur la plateforme THESEE. 

L’escroquerie financière

Dans ce type d’arnaque, l’escroc vous incite à investir dans des projets fictifs en vous attirant avec des promesses de rendement élevé ou des opportunités exclusives. Ce type d’arnaque peut prendre différentes formes comme la pyramide de Ponzi, l’arnaque à la crypto-monnaie ou encore l’arnaque à l’action. Comme pour les sites e-commerce frauduleux, les fraudeurs peuvent créer des sites de trading au design professionnel et en faire la publicité sur les réseaux sociaux. Dans tous les cas, vous n’obtenez pas le rendement promis et vous pouvez même perdre votre investissement.

Que faire en cas d’escroquerie financière ?

    • Rassemblez tous les éléments de l’arnaque : les échanges, les documents et contrats, les personnes avec qui vous avez été en contact, le montant investi et les dommages psychologiques subis.
    • Déposez votre plainte auprès de la gendarmerie la plus proche, vous pouvez remplir une préplainte sur : https://www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr/

Le site ABE info service (Assurance, Banque, Épargne) recense la liste noire des sites frauduleux établie par l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) et l’AMF (Autorité des marchés financiers). Avant d’investir, vérifiez si la plateforme concernée est dans la liste noire.

L’usurpation d’identité

Selon le rapport de Cybermalveillance, les cas de vol et d’usurpation d’identité ont augmenté de 93 % par rapport à 2022, ce qui la mène à la dixième menace la plus importante. Le fraudeur peut utiliser vos informations personnelles pour se faire passer pour vous, les conséquences pouvant être plus ou moins graves en fonction des éléments qu’il a en main. Il peut par exemple ouvrir de nouveaux comptes de crédit ou de prêt, effectuer des achats frauduleux ou encore obtenir des soins médicaux en utilisant votre assurance maladie.

Que faire en cas d’usurpation d’identité ?

    • Regroupez les preuves de l’usurpation d’identité : captures d’écran, URL des pages…),
    • Déposez une plainte auprès du commissariat ou de la gendarmerie,
    • Prévenez la Banque de France pour savoir si l’escroc a pu ouvrir des comptes bancaires en votre nom,
    • Renouvelez vos pièces d’identité. 

Comment se faire rembourser en cas d’arnaque sur Internet ?

Légalement, selon le Code monétaire et financier, si vous êtes victime d’une arnaque sur Internet impliquant un virement bancaire, la banque est tenue de vous rembourser, même si elle est généralement frileuse. Elle peut refuser le remboursement dans deux cas dont elle doit apporter les preuves :

    • La complicité avec le cybercriminel
    • La négligence grave : selon la jurisprudence, l’utilisation de l’authentification forte ne suffit pas pour démontrer une négligence grave.

Ainsi, même si vous avez confirmé un virement frauduleux parce que l’escroc vous a manipulé pour le faire, vous pouvez être remboursé. Dans le cas où la transaction n’aurait pas fait l’objet d’une authentification forte, vous êtes automatiquement remboursé.

En ce qui concerne les délais de prescription, selon le Code monétaire et financier, vous disposez de 13 mois pour demander le remboursement si le prestataire se trouve sur le territoire national, ce délai est de 70 jours s’il est hors de l’UE. Pour une demande de chargeback, vous disposez de 8 semaines à partir de la date de débit. 

Renforcez votre sécurité en ligne avec CyberGhost VPN 

Lorsque vous vous connectez à un site web, votre appareil envoie des paquets de données sur Internet, qui peuvent inclure des informations sensibles telles que vos mots de passe, vos numéros de carte de crédit et vos informations personnelles. Si la connexion n’est pas sécurisée, ces données peuvent être interceptées par des cybercriminels. 

D’une part, CyberGhost permet de masquer votre adresse IP, ce sera ainsi plus difficile pour les cybercriminels de vous cibler avec des attaques. D’autre part, le chiffrement VPN sécurise vos données, ce qui signifie que même si un tiers arrivait à les intercepter, il lui serait impossible de les lire. Ainsi, CyberGhost protège vos informations personnelles tant que vous ne les communiquez pas volontairement. Profitez de notre garantie 45 jours satisfait ou remboursé pour tester toutes ses fonctionnalités à votre aise !

FAQ

Où dénoncer une arnaque sur Internet ?

Si vous êtes en France, vous pouvez signaler une arnaque sur Internet sur la plateforme PHAROS et même déposer une plainte en ligne sur la plateforme THESEE. Vous pouvez prendre des mesures comme l’utilisation d’un VPN et d’un antivirus tout en restant prudent en ligne pour éviter les arnaques. Installez CyberGhost VPN pour renforcer votre confidentialité sur Internet !

Comment un VPN peut-il vous protéger des arnaques sur Internet ?

Un VPN renforce votre protection en ligne et vous protège lors des brèches de sécurité. Pour une meilleure protection, optez pour un VPN no-logs qui n’enregistre pas vos données de navigation.

Est-ce légal d’utiliser un VPN en France ?

La France n’interdit pas l’utilisation de VPN. Cet outil permet de renforcer votre protection en ligne et de vous protéger de certaines menaces. Testez CyberGhost VPN avec la garantie 45 jours satisfait ou remboursé.

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